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Eduardo CHILLIDA

(1924-2002)

Vendu
10e anniversaire Fondation Maeght (Bois gravé) - Eduardo CHILLIDA

CHILLIDA Eduardo

10e anniversaire Fondation Maeght, 1974

Bois gravé LCD8017

Vendu

Paco Marí / Fondo Marín — CC BY-SA 3.0

Eduardo CHILLIDA

Biographie

Eduardo Chillida – Biographie, gravures et estampes originales

Eduardo Chillida, né le 10 janvier 1924 à Saint-Sébastien (Donostia), au Pays basque espagnol, et mort dans sa ville natale le 19 août 2002, est l’un des grands sculpteurs de la seconde moitié du XXe siècle. Grand prix international de sculpture à la Biennale de Venise de 1958, auteur du Peine del Viento ancré dans les rochers de la baie de Saint-Sébastien, il a fait de l’espace, du vide et de la limite la matière même de son œuvre, en fer forgé, en acier, en albâtre, en béton ou en terre. Il fut aussi un graveur de premier plan : à partir de 1959, il a constitué un important œuvre gravé – eaux-fortes, aquatintes, gravures sur bois, lithographies et livres d’artiste –, publié en grande partie par Maeght à Paris.

La galerie Le Coin des Arts suit le travail d’Eduardo Chillida et propose ses estampes originales lorsqu’elles se présentent, retenues pour la qualité du tirage, la justification, la provenance et l’état. Elle a actuellement une gravure sur bois de 1974 éditée pour le dixième anniversaire de la Fondation Maeght, inaugurée en 1964 à Saint-Paul-de-Vence ; cette feuille est aujourd’hui réservée. Pour être averti des prochaines arrivées, utilisez le bouton « suivre l’artiste ».

Saint-Sébastien, Madrid, Paris : du football à la sculpture (1924-1951)

Fils de Pedro Chillida et de la soprano Carmen Juantegui, Eduardo Chillida grandit à Saint-Sébastien. Jeune homme, il est gardien de but de la Real Sociedad, le club de la ville, lors de la saison 1942-1943, jusqu’à ce qu’une grave blessure au genou mette fin à une carrière prometteuse. En 1943, il part étudier l’architecture à Madrid ; il abandonne ces études en 1947 pour le dessin, qu’il pratique au Círculo de Bellas Artes, et réalise sa première sculpture. En 1948, une bourse le conduit à la Cité internationale universitaire de Paris, où il se lie avec le peintre Pablo Palazuelo. Il modèle alors le plâtre et la terre, frappé par les figures archaïques qu’il étudie au Louvre. Il expose en 1949 au Salon de Mai, puis en 1950 dans l’exposition collective Les Mains éblouies à la galerie Maeght : c’est le début d’une longue collaboration avec la maison d’Aimé Maeght. La même année, il épouse Pilar Belzunce.

Hernani, le fer forgé et la consécration (1951-1964)

En 1951, Chillida rentre au Pays basque et s’installe à Hernani, près de Saint-Sébastien. Il y apprend le fer forgé auprès d’un forgeron local, puis monte sa propre forge : ce matériau, lié à l’histoire industrielle basque, devient le sien. En 1954, il réalise les quatre portes de la basilique d’Arantzazu et présente sa première exposition personnelle à la galerie Clan de Madrid ; en 1956 la galerie Maeght lui consacre sa première exposition personnelle parisienne. La reconnaissance est rapide : en 1958, il reçoit le grand prix international de sculpture de la XXIXe Biennale de Venise et figure au Solomon R. Guggenheim Museum de New York dans Sculpture and Drawings from Seven Sculptors. En 1959, il participe à la documenta II de Kassel, réalise ses premières œuvres en bois et en acier et grave ses premières eaux-fortes ; il revient la même année vivre à Saint-Sébastien. Suivent le prix Kandinsky en 1960 et le prix Carnegie de sculpture, à Pittsburgh, en 1964.

L’espace, les limites et les lieux de rencontre (1965-1989)

À partir de 1965, Chillida taille aussi l’albâtre. En 1966, le Museum of Fine Arts de Houston organise sa première grande rétrospective aux États-Unis. En 1969, il accompagne de lithocollages le texte de Martin Heidegger Die Kunst und der Raum (« L’art et l’espace »). Les années 1970 et 1980 sont celles des grandes œuvres publiques : la Sirena varada, son premier béton armé, finalement installée en 1978 sous un pont de la Castellana à Madrid ; le Peine del Viento (1977), trois formes métalliques scellées dans les rochers au bout de la baie de la Concha, avec un aménagement de l’architecte Luis Peña Ganchegui ; Gure Aitaren Etxea à Guernica ; Elogio del horizonte, en béton, à Gijón ; De Musica (1989), en acier Corten forgé, devant le Meyerson Symphony Center de Dallas. En 1978, il partage avec Willem de Kooning le prix Andrew W. Mellon ; en 1980, le musée Guggenheim de New York lui consacre une rétrospective. Les distinctions s’accumulent : prix Wolf en 1985, prix Prince des Asturies des arts en 1987.

Gravitations, Chillida-Leku et dernières années (1985-2002)

Au milieu des années 1980, Chillida invente les Gravitaciones : des papiers découpés et superposés, maintenus non par de la colle mais par des fils, qui flottent devant le mur. En 1990, la Hayward Gallery de Londres présente sa première grande exposition de sculptures au Royaume-Uni, et la Biennale de Venise l’expose au palais Ca’ Pesaro ; il reçoit en 1991 le Praemium Imperiale japonais. En 1992, le palais de Miramar accueille sa première exposition dans sa ville natale. La rétrospective Chillida 1948-1998 est montrée au Museo Reina Sofía de Madrid, puis au Guggenheim Bilbao en 1999, avec quelque deux cents œuvres. En 2000, il ouvre Chillida-Leku, musée et parc de sculptures aménagé autour du caserío Zabalaga à Hernani, et sa sculpture Berlin est dressée devant la Chancellerie fédérale. Il meurt le 19 août 2002 et est inhumé à Chillida-Leku. Fermé au début des années 2010, le musée a rouvert en 2019 avec le soutien de Hauser & Wirth, qui représente la succession de l’artiste.

L’œuvre gravé d’Eduardo Chillida : techniques, imprimeurs, catalogue raisonné

Chillida aborde l’estampe en 1959. Ses premières eaux-fortes et aquatintes prolongent ses dessins : signes noirs et compacts, comme forgés dans la planche. Il pratique la taille-douce, presque toujours en noir, parfois avec le gaufrage ou le chine collé ; la gravure sur bois, dont le fil et les arêtes répondent à ses sculptures en bois ; et la lithographie. Son principal éditeur est Maeght : estampes tirées à l’Atelier Maeght (Petite modulation, 1963), à l’atelier Morsang (Barrenean, 1973) ou chez Arte à Paris (Zapatu, 1972), et livres comme Más allá de Jorge Guillén (1973), seize gravures sur bois dont trois gaufrées sans encre. En Suisse, l’Erker-Presse de Saint-Gall publie en 1969 Die Kunst und der Raum de Heidegger, avec sept lithocollages sur Japon. Plus tard, ses planches sont imprimées à Saint-Sébastien par le Taller Hatz, atelier dirigé par son fils Ignacio Chillida, et éditées à Barcelone par Polígrafa (Bikaina VIII, 1987) ou par Boza Editor (La indetenible quietud, 1998).

Le catalogue raisonné de référence est celui de Martin van der Koelen, Eduardo Chillida. Opus P. Catálogo completo de la obra gráfica / Catalogue raisonné of the original prints / Werkverzeichnis der Druckgraphik (Chorus-Verlag, Mayence), en trois volumes : I (1959-1972, paru en 1999), II (1973-1985, 1997) et III (1986-1996, 1996). Chaque estampe y porte un numéro à cinq chiffres dont les deux premiers donnent l’année : « van der Koelen 72023 » désigne ainsi Zapatu (1972), et les seize bois de Más allá correspondent aux numéros 73024 à 73039. Certaines notices de musée précisent le volume et la page, par exemple « van der Koelen II.192.79002 » pour Pittsburgh II (1979).

Acheter une estampe originale d’Eduardo Chillida

Tirage et justification. Les eaux-fortes et les bois édités par Maeght sont le plus souvent tirés à 50 exemplaires numérotés (Ecarts, 1961 ; Zapatu et Zur II, 1972 ; Barrenean, 1973), avec quelques épreuves d’artiste ; les livres sont tirés plus largement (150 exemplaires pour Más allá). Voir notre page sur le tirage.

Signature. Les épreuves des éditions sont signées et numérotées au crayon. Dans les livres, la signature figure à la justification et non sur chaque planche : voir la signature.

Papier et marges. Les eaux-fortes sont souvent imprimées sur vélin d’Arches, les bois sur papier d’Auvergne à la main filigrané. Les grandes marges blanches font partie de la composition : une feuille rognée perd beaucoup de son équilibre et de sa valeur.

Catalogue raisonné. Demandez le numéro van der Koelen et comparez titre, dimensions et technique. Les estampes de 1973 à 1985, dont les bois de 1974, figurent au volume II.

État. Les grands aplats noirs d’aquatinte et de bois révèlent impitoyablement frottements, plis et taches ; le papier peut avoir légèrement bruni. Un encadrement de conservation, à l’abri de la lumière directe, est recommandé.

Provenance et pièges. Méfiez-vous des lithographies non signées de la revue Derrière le miroir, tirées à grand nombre et parfois présentées comme des épreuves d’édition, des affiches (galerie Maeght, Jeux olympiques de Munich 1972), des planches détachées de livres et des reproductions « d’après » Chillida. Notre page authenticité détaille nos garanties.

La galerie Le Coin des Arts sélectionne les estampes d’Eduardo Chillida pour la qualité de leur tirage et de leur conservation. Son œuvre se découvre aussi aux côtés de celle d’Antoni Tàpies, de Joan Miró, d’Antoni Clavé, d’Alberto Giacometti et d’Alexander Calder. À voir également : nos pages art contemporain, gravures et lithographies et livres illustrés.

Sources et références

Martin van der Koelen, Eduardo Chillida. Opus P. Catalogue raisonné of the original prints, 3 vol., Chorus-Verlag, Mayence, 1996-1999 · Martin Heidegger, Eduardo Chillida, Die Kunst und der Raum, Erker-Presse, Saint-Gall, 1969 · Ignacio Chillida, Alberto Cobo (dir.), Eduardo Chillida. Catálogo razonado de escultura, 4 vol., Nerea, 2014-2023 · Museo Guggenheim Bilbao – Eduardo Chillida · MoMA – Eduardo Chillida · Hauser & Wirth – Eduardo Chillida · Cleveland Museum of Art – Pittsburgh II (1979)

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