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Gustave SINGIER

(1909-1984)

L'Ancêtre (Lithographie) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

L'Ancêtre, 1957

Lithographie LCD7223

350.00€

Réservé
La Patriette de Gonzalve (Lithographie) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

La Patriette de Gonzalve, 1957

Lithographie LCD7226

350.00€

3
Sans titre (Lithographie) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

Sans titre, 1964

Lithographie LCD5064

650.00€

5
Sans titre (Gravure) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

Sans titre, 1978

Gravure LCD4022

550.00€

Vendu
Le Fureur de Nicolas de Bocagne (Lithographie) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

Le Fureur de Nicolas de Bocagne, 1957

Lithographie LCD7225

Vendu

2
Vendu
Rythme (Lithographie) - Gustave  SINGIER

SINGIER Gustave

Rythme, 1959

Lithographie LCD6907

Vendu

7
Gustave SINGIER

Biographie

Gustave Singier – Biographie, lithographies et estampes originales

Gustave Singier, né le 11 février 1909 à Warneton, en Flandre-Occidentale (Belgique), et mort à Paris le 5 mai 1984, est l’un des peintres de la nouvelle École de Paris apparus sous l’Occupation avec les « Jeunes peintres de tradition française ». Cofondateur du Salon de mai, artiste de la Galerie de France, professeur à l’École des beaux-arts de Paris, il a développé une peinture non figurative nourrie de souvenirs de paysages. Ses lithographies originales en couleurs, tirées pour l’essentiel dans les années 1950 et 1960, en sont l’un des prolongements les plus accessibles.

La galerie Le Coin des Arts présente plusieurs estampes originales de Gustave Singier : les lithographies en couleurs L’Ancêtre (1957) et La Patriette de Gonzalve (1957), cette dernière éditée par la Galerie de France et tirée chez Mourlot, une lithographie Sans titre de 1964 et une gravure Sans titre de 1978. Chaque feuille a été retenue pour la fraîcheur de ses couleurs, sa signature au crayon, ses marges et son état.

De Warneton à l’École Boulle (1909-1936)

Gustave Singier passe son enfance dans une Belgique occupée par l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. En 1919, sa famille s’installe à Paris, où son père travaille comme ébéniste. Le garçon commence à peindre vers quatorze ans. De 1923 à 1926, il suit les cours de l’École Boulle, l’école parisienne des métiers d’art du meuble ; il y acquiert un sens de la construction et du dessin précis qui ne le quittera pas. À partir de 1927, il travaille comme dessinateur pour un décorateur, concevant aménagements intérieurs, mobilier et agencements de grands magasins. Il peint alors en dehors de toute académie.

Charles Walch, la guerre et les « Jeunes peintres de tradition française » (1936-1944)

La rencontre du peintre Charles Walch en 1936 est décisive : Walch l’encourage et lui ouvre les Salons parisiens, où Singier expose désormais régulièrement. En 1940, toujours de nationalité belge, il est mobilisé dans l’armée belge et envoyé à Bagnols-sur-Cèze après l’invasion de la Belgique. Revenu à Paris, il travaille de 1941 à 1944 dans l’atelier d’ébénisterie de son père. En 1941, il fait partie des artistes réunis par Jean Bazaine à la galerie Braun pour l’exposition des « Vingt jeunes peintres de tradition française », aux côtés notamment de Alfred Manessier, Maurice Estève, Charles Lapicque, Jean Le Moal et Édouard Pignon. Sous un titre rassurant pour l’occupant, cette manifestation défendait une peinture moderne, construite par la couleur, à l’heure où l’art moderne était condamné par les nazis. Ce groupe constitue le noyau de la future nouvelle École de Paris.

Le Salon de mai et la Galerie de France (1945-1959)

À la Libération, Singier est l’un des membres fondateurs du Salon de mai (1945), dont il restera l’un des principaux organisateurs. Il découvre alors l’œuvre de Kandinsky, de Klee et de Mondrian ; leur intérêt pour l’art populaire, le dessin d’enfant et les arts non occidentaux l’amène à simplifier ses compositions en formes franches posées sur des fonds lumineux. De cette période date Litanies de la Vierge (1946), une huile aujourd’hui conservée au musée d’Art contemporain de l’université de São Paulo. Il obtient la nationalité française en 1947. Sa première exposition personnelle a lieu en 1949 à la galerie Billiet-Caputo. Il expose ensuite à la galerie René Drouin, puis à la Galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo, qui défend aussi Hans Hartung, Pierre Soulages et Zao Wou-Ki. De 1951 à 1954, il enseigne à l’Académie Ranson. Ses tableaux, comme Les Oliviers et la mer (1948) ou Ciel et mer (1956), transposent un souvenir de paysage en un réseau de signes et de plans colorés. L’État achète en 1956 son Nocturne égyptien (1955), aujourd’hui au Musée national d’art moderne (Centre Pompidou). Il figure en 1955 dans la première documenta de Cassel, comptabilisé parmi les artistes français.

Art monumental, théâtre et enseignement (1960-1984)

Singier ne se limite pas au tableau de chevalet : il dessine des cartons de tapisserie et de vitrail, des mosaïques et des peintures murales, ainsi que des décors et costumes de théâtre, notamment pour le Théâtre national populaire de Jean Vilar et pour l’Opéra de Paris. Parmi les toiles de cette décennie figure Méridienne agitée (1961). En 1967, André Malraux lui confie un atelier de peinture à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, l’ancien atelier de Gustave Moreau ; il y enseigne jusqu’en 1978. Ses dernières grandes séries comprennent les Maldoror I à IV (1975-1977), d’après Lautréamont. Il meurt à Paris le 5 mai 1984 et repose au cimetière du Montparnasse.

L’œuvre gravé de Gustave Singier

Singier a surtout pratiqué la lithographie en couleurs, qui convient à ses aplats vifs et à ses signes cernés. Deux éditeurs dominent les années 1950. D’abord L’Œuvre gravée, maison fondée par Nesto Jacometti et active à Paris et à Zurich : elle publie notamment Le Voyageur (1954, lithographie en six couleurs tirée à 200 exemplaires sur vélin de Rives, avec des épreuves sur japon), Heure méridienne (1957, 200 exemplaires) et Lagune nuit (1957, 150 exemplaires), dont les épreuves portent le timbre sec de l’éditeur en bas à gauche. Ensuite la Galerie de France, qui commande en 1956 une suite de lithographies en couleurs pour accompagner le Traité des appareils, texte d’André Frédérique sur une partition de Pierre Barbaud ; tirées par Mourlot en 1957, elles portent des titres fantaisistes comme La Patriette de Gonzalve, Le Contrapunctor de Buxtehude ou Le Rotatostroï du barine Michaël. Singier a aussi gravé en taille-douce : le Museum of Modern Art de New York conserve une aquatinte de 1953 cataloguée sous le titre Blue Gypsy, tirée à 100 exemplaires. Il a enfin illustré plusieurs livres de gravures ou de lithographies.

Nous n’avons pas identifié de catalogue raisonné publié de l’œuvre gravé de Singier. Les estampes se décrivent donc par leur titre, leur date, leur technique, leur tirage et leur éditeur. Pour les feuilles de L’Œuvre gravée, certaines maisons de ventes germanophones citent une référence « Wyder 1994 » ; la même année, le Museo Casorella a consacré une publication en deux volumes aux éditions et à la collection de Jacometti.

Acheter une estampe originale de Gustave Singier

Signature et justification. Les épreuves d’édition sont signées au crayon « G. Singier » ou « Singier », souvent datées, et numérotées (27/200, 33/140…). Les épreuves « HC » ou « E.A. » sont hors commerce ou d’artiste. Voir nos pages sur la signature et le tirage.

Éditeur et timbre sec. Le timbre sec de L’Œuvre gravée ou une provenance Galerie de France aident à situer une feuille, faute de catalogue raisonné.

Papier et marges. Le vélin BFK Rives est le papier le plus courant ; certaines épreuves sont sur japon. Préférez des marges complètes.

État. Les rouges, jaunes et bleus de Singier craignent la lumière : vérifiez l’absence d’insolation, de rousseurs et de traces d’ancien montage. Un encadrement avec verre anti-UV est conseillé.

Pièges. Les affiches d’exposition et les reproductions offset ne sont pas des estampes originales. Nos garanties sont détaillées sur la page authenticité.

La galerie sélectionne aussi les estampes des peintres proches de Singier : Jean Bazaine, Alfred Manessier, Maurice Estève, Édouard Pignon et Zao Wou-Ki. Découvrez aussi l’École de Paris et l’abstraction lyrique et nos gravures et lithographies.

Sources et références

Encyclopædia Universalis, notice « Singier Gustave (1909-1984) » · Universalis – Gustave Singier · Centre Pompidou – Nocturne égyptien (1955) · MoMA – Blue Gypsy (1953) · University of Michigan Museum of Art – Heure méridienne · Hood Museum of Art – Lagune nuit · MAC USP – Litanies de la Vierge · Walter Grasskamp – documenta 1955-1972 (OnCurating) · The Annex Galleries – biographie

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