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Edgar DEGAS

(1834-1917)

Galerie de poche (Affiche) - Edgar DEGAS

DEGAS Edgar

Galerie de poche, 1962

Affiche AF7

75.00€

Edgar Degas, autoportrait photographique, vers 1895 — Harvard Art Museums — Domaine public

Edgar DEGAS

Biographie

Edgar Degas – Biographie, eaux-fortes, monotypes et lithographies

Edgar Degas, né Hilaire-Germain-Edgar De Gas le 19 juillet 1834 à Paris et mort dans la même ville le 27 septembre 1917, est le peintre des danseuses, des courses et des femmes à leur toilette, et l’une des figures centrales des expositions impressionnistes. On connaît moins le graveur : environ cinquante planches de cuivre, près d’une vingtaine de lithographies et plus de deux cents monotypes, selon le décompte de la galerie Paul Prouté. Degas y a mené des expériences techniques sans équivalent à son époque, reprenant sans cesse ses plaques d’un état à l’autre.

La galerie Le Coin des Arts propose actuellement une seule pièce liée à Degas : une affiche de la Galerie de poche, datée de 1962. Il s’agit d’un document d’exposition publié après la mort de l’artiste, et non d’une estampe originale. La galerie suit son œuvre gravé et présente ses eaux-fortes et lithographies lorsqu’elles se présentent, en privilégiant l’état, la qualité d’impression et une provenance documentée. Pour être averti, utilisez le bouton « suivre l’artiste ».

Une jeunesse parisienne et le modèle d’Ingres (1834-1859)

Aîné de cinq enfants, Degas est le fils d’Augustin De Gas, banquier, et de Célestine Musson, créole née à La Nouvelle-Orléans, qui meurt lorsqu’il a treize ans. Élève du lycée Louis-le-Grand, il obtient son baccalauréat en 1853 et s’inscrit sans conviction à la faculté de droit. En 1855, il rencontre Jean-Auguste-Dominique Ingres, dont il n’oubliera jamais le conseil de travailler la ligne, et entre en avril à l’École des beaux-arts, dans l’atelier de Louis Lamothe. En juillet 1856, il part pour l’Italie, où il reste environ trois ans ; à Naples, chez des parents, il prépare dès 1858 La Famille Bellelli. C’est aussi l’époque de ses premières eaux-fortes, dont l’Autoportrait de 1857, eau-forte et pointe sèche conservée notamment à la National Gallery of Art de Washington et au Clark Art Institute.

Du Salon à La Nouvelle-Orléans (1860-1873)

Ses premières estampes regardent vers Rembrandt et Ingres ; il réalise ensuite, en 1864-1865, plusieurs portraits gravés de son ami Édouard Manet. Il débute au Salon de 1865 avec une Scène de guerre au Moyen Âge. Pendant la guerre de 1870, il s’engage dans la Garde nationale ; les exercices de tir révèlent une faiblesse de la vue qui l’inquiétera jusqu’à la fin. En octobre 1872, il embarque à Liverpool avec son frère René pour La Nouvelle-Orléans, où vit la famille de sa mère, et rentre à Paris en mars 1873. De ce séjour naît Un bureau de coton à La Nouvelle-Orléans, acquis en 1878 par le musée des Beaux-Arts de Pau : c’est la première œuvre de Degas à entrer dans une collection publique.

Les expositions impressionnistes et la passion du noir et blanc (1874-1886)

La mort de son père en 1874 révèle les lourdes dettes de René ; Degas vend sa maison et la collection héritée pour les rembourser, et dépend désormais de la vente de ses œuvres. Il expose à sept des huit expositions impressionnistes tenues de 1874 à 1886. Au milieu des années 1870, guidé par Ludovic-Napoléon Lepic, il revient à l’eau-forte et découvre le monotype : un dessin à l’encre sur une plaque passée sous presse, qui ne donne généralement qu’une épreuve. Dès 1877, la troisième exposition du groupe en montre trois ensembles, que le critique Jules Claretie compare à Goya. En 1879, il imagine avec Mary Cassatt, Camille Pissarro et Félix Bracquemond un journal d’estampes originales, Le Jour et la Nuit, consacré au noir et blanc ; il initie ses amis au vernis mou, mais le projet est abandonné en 1880. Il en reste quelques planches majeures, comme Au Louvre : Mary Cassatt (1879-1880), connue en neuf états, ou Sortie du bain (1879), reprise en vingt-deux états. En 1881, la Petite Danseuse de quatorze ans est sa seule sculpture exposée de son vivant.

Maturité, lithographies et photographie (1887-1912)

À partir de 1887, Degas cesse d’exposer en groupe et vend par l’intermédiaire de marchands, dont Durand-Ruel et Ambroise Vollard. En septembre 1889, il voyage en Espagne et au Maroc avec le peintre Giovanni Boldini. En 1891-1892, il revient à la lithographie avec la série des Après le bain, travaillée par report et au crayon sur plusieurs états, et réalise au début des années 1890 une seconde série de monotypes, notamment de paysages. À la fin des années 1880, il se passionne pour la photographie. L’affaire Dreyfus révèle chez lui un antisémitisme affirmé, qui le brouille avec plusieurs amis. Sa vue décline ; en 1912, chassé de l’appartement qu’il occupait depuis plus de vingt ans, il s’installe boulevard de Clichy et cesse pratiquement de travailler. En décembre de la même année, ses Danseuses à la barre sont acquises pour le prix record de 478 000 francs par la collectionneuse américaine Louisine Havemeyer.

La mort de Degas et le destin de l’atelier (1917-1919)

Degas meurt à Paris le 27 septembre 1917 et repose dans le caveau familial du cimetière de Montmartre. En mars et avril 1918, sa collection personnelle, riche en Ingres, Delacroix ou Gauguin, est dispersée à Paris. Environ 150 cires et sculptures sont retrouvées dans l’atelier ; soixante-douze, jugées utilisables, sont fondues en bronze par Adrien-Aurélien Hébrard à partir de 1919. Les monotypes de maisons closes connaîtront eux aussi une postérité singulière : Pablo Picasso en acquiert un ensemble à la fin des années 1950, aujourd’hui au musée Picasso à Paris.

L’œuvre gravé : catalogues Delteil, Adhémar et Reed & Shapiro

Pour Degas, l’estampe était surtout un lieu d’expérimentation privée, connu de son vivant de quelques amis artistes et collectionneurs. Il combinait eau-forte, aquatinte, pointe sèche et vernis mou, multipliait les épreuves d’essai et les états, et pratiquait la lithographie, souvent par report. Trois catalogues font référence. Loys Delteil publie en 1919 le tome IX du Peintre-graveur illustré, consacré à Degas. Jean Adhémar et Françoise Cachin donnent Edgar Degas, gravures et monotypes (Paris, 1973 ; édition anglaise chez Viking, New York, 1974). Le catalogue aujourd’hui le plus utilisé est celui de Sue Welsh Reed et Barbara Stern Shapiro, Edgar Degas: The Painter as Printmaker (Museum of Fine Arts, Boston, 1984). Une référence « Reed & Shapiro 8 » désigne ainsi l’Autoportrait de 1857 ; l’indication « iv/iv » précise qu’il s’agit du quatrième et dernier état. Les monotypes sont décrits par Eugenia Parry Janis, Degas Monotypes (Fogg Art Museum, 1968).

Il faut distinguer les épreuves du vivant des tirages posthumes. Vollard avait acquis avant la mort de l’artiste un groupe de plaques annulées ; il en publie vers 1919 une édition posthume sur japon. En 1959, le marchand Frank Perls fait tirer de nouvelles épreuves, imprimées par Lacourière et marquées d’un timbre sec « Frank Perls edition 1959 ». Enfin, pour les livres La Maison Tellier de Maupassant (1934) et Mimes des courtisanes de Pierre Louÿs (1935), Vollard fait graver par Maurice Potin des planches d’après les monotypes : le musée de San Francisco les décrit comme des aquatintes à la roulette sur photogravure. Ce sont des estampes d’interprétation, non des gravures de Degas.

Acheter une estampe originale de Degas

Épreuve du vivant ou posthume. C’est la question décisive. Une épreuve d’un état intermédiaire tirée par Degas, une épreuve Vollard vers 1919 et une épreuve Perls de 1959 n’ont ni le même statut ni le même prix. Voir le tirage.

État. Degas reprenait ses cuivres de nombreuses fois. Le numéro Reed & Shapiro doit être accompagné de l’état décrit (par exemple « iii/ix »), à vérifier contre le catalogue.

Marques et signature. Un cachet, un timbre sec ou une inscription doivent être confrontés au catalogue : les éditions tardives portent leurs propres marques. Voir la signature.

Papier et conservation. Vérifiez le papier annoncé, l’absence de rousseurs ou d’insolation et l’intégrité des marges. Un encadrement de conservation est indispensable.

Provenance. Une provenance ancienne et documentée renforce l’attribution, en particulier pour les épreuves présentées comme tirées du vivant de l’artiste.

Pièges. Les planches Potin, les reproductions de livres d’art et les affiches d’exposition, comme celle de 1962, ne sont pas des estampes originales de Degas. Exigez la technique, l’état, l’édition et la référence au catalogue. Nos engagements figurent sur la page authenticité.

La galerie sélectionne les estampes de Degas pour la qualité de l’impression et l’exactitude de leur description. Découvrez aussi l’œuvre gravé d’Odilon Redon, de Paul Signac, de Pablo Picasso, de Jacques Villon et d’Henri Matisse, ainsi que l’art moderne et nos gravures et lithographies.

Sources et références

Loys Delteil, Le Peintre-graveur illustré, t. IX, Edgar Degas, Paris, 1919 · Jean Adhémar et Françoise Cachin, Edgar Degas, gravures et monotypes, Paris, 1973 · Sue Welsh Reed et Barbara Stern Shapiro, Edgar Degas: The Painter as Printmaker, Museum of Fine Arts, Boston, 1984 · Eugenia Parry Janis, Degas Monotypes, Fogg Art Museum, Cambridge (Mass.), 1968 · MoMA – Edgar Degas: A Strange New Beauty · The Met – Au Louvre : Mary Cassatt · The Met – Après le bain · National Gallery of Art – Autoportrait, 1857 · FAMSF – Maurice Potin d’après Degas · NGV – The life of Degas · Galerie Paul Prouté – Edgar Degas

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