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Guillaume CORNEILLE

(1922-2010)

Fantôme de l'Opéra (Sérigraphie) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

Fantôme de l'Opéra, 1993

Sérigraphie LCD6851

650.00€

1
L'arbre à oiseau (Lithographie) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

L'arbre à oiseau, 1981

Lithographie LCD6850

650.00€

Tribu (Lithographie) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

Tribu, 1992

Lithographie LCD5721

650.00€

1
Sans titre (Gravure) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

Sans titre, 1997

Gravure LCD5427

750.00€

3
Le nu rouge en été (Lithographie) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

Le nu rouge en été, 1994

Lithographie LCD3251

650.00€

La fleur rouge (Lithographie) - Guillaume CORNEILLE

CORNEILLE Guillaume

La fleur rouge

Lithographie LCD3061

650.00€

8
Guillaume CORNEILLE

Biographie

Corneille – Biographie, lithographies et estampes originales du peintre de CoBrA

Corneille, de son vrai nom Guillaume Cornelis van Beverloo, naît à Liège le 3 juillet 1922 de parents néerlandais et meurt à Auvers-sur-Oise le 5 septembre 2010. Cofondateur du mouvement CoBrA en 1948, installé à Paris dès 1950, il a construit en soixante ans un univers immédiatement reconnaissable : la femme, l’oiseau, le chat, le jardin et le paysage tropical, peints dans des rouges, des jaunes et des bleus éclatants. Peintre, céramiste et poète, il fut aussi un graveur et lithographe prolifique, dont les estampes originales – lithographies, sérigraphies, eaux-fortes et aquatintes – se comptent par centaines.

La galerie Le Coin des Arts présente actuellement plusieurs estampes originales de Corneille couvrant trois décennies et trois techniques : la lithographie L’arbre à oiseau (1981), les lithographies Tribu (1992) et Le nu rouge en été (1994), La fleur rouge, la sérigraphie Fantôme de l’Opéra (1993) et une gravure Sans titre de 1997. Chaque feuille a été retenue pour la fraîcheur des couleurs, la justification, la provenance et l’état.

De Liège à Amsterdam : la formation (1922-1947)

Né en Belgique, Corneille grandit aux Pays-Bas, où sa famille revient pendant son enfance. De 1940 à 1943, en pleine Occupation, il suit les cours de dessin de la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam ; c’est là qu’il rencontre Karel Appel. Pour la peinture, il se forme seul, en regardant Matisse, Picasso, puis surtout Paul Klee et Joan Miró. Sa première exposition personnelle a lieu en 1946 au Beerenhuis de Groningue. En 1947, un séjour de plusieurs mois en Hongrie lui fait découvrir, dans une bibliothèque de Budapest, les écrits surréalistes ; les paysages ravagés par la guerre lui inspirent la série des Jardins.

Reflex et CoBrA : l’aventure expérimentale (1948-1951)

En 1948, Corneille fonde avec Appel et Constant le Groupe expérimental hollandais (Experimentele Groep in Holland), qui publie la revue Reflex. Le 8 novembre 1948, à Paris, les trois Néerlandais signent avec les Belges Christian Dotremont et Joseph Noiret et le Danois Asger Jorn l’acte de naissance de CoBrA – pour Copenhague, Bruxelles, Amsterdam. Contre l’abstraction géométrique comme contre le réalisme socialiste, le mouvement revendique la spontanéité, le dessin d’enfant, l’art populaire. Corneille y peint et publie des poèmes dans la revue du groupe. En 1949, il voyage en Tunisie – première d’une longue série de découvertes de la lumière africaine – puis participe aux expositions du groupe à la galerie Colette Allendy à Paris et au Stedelijk Museum d’Amsterdam, organisée par son directeur Willem Sandberg, qui fait scandale. Il s’installe définitivement à Paris en 1950 et expose au Salon de Mai. CoBrA se dissout en 1951.

Paris, le désert et l’atelier de Hayter (1952-1960)

Au début des années 1950, un séjour dans le Hoggar, au cœur du Sahara, oriente sa peinture vers des compositions minérales, vues comme d’avion, où la terre se lit comme une écriture. En 1953, il apprend la gravure auprès de Stanley William Hayter à l’Atelier 17 ; durant les étés 1954 et 1955, il travaille la céramique chez Tullio Mazzotti à Albisola, en Ligurie. Il participe à la Biennale de Venise de 1954. En 1956, il reçoit le prix international Guggenheim pour les Pays-Bas et bénéficie de sa première exposition personnelle au Stedelijk Museum, qui conserve aujourd’hui plusieurs de ses toiles majeures, dont La Grande Terre âpre (1958). Il voyage en Afrique, en Amérique du Sud, aux Antilles et aux États-Unis, et figure à la documenta de Kassel en 1959, puis de nouveau en 1964.

New York, Cadaqués, Cuba : la couleur conquise (1961-1978)

La Lefebre Gallery de New York lui consacre en 1962 sa première exposition personnelle américaine ; il y exposera souvent. La même décennie, il passe plusieurs étés à Cadaqués, en Catalogne, où il peint des gouaches, tandis que le musée d’Antibes organise sa rétrospective en 1963. Il séjourne au Brésil et à Cuba ; c’est de Cuba qu’il rapporte le motif du palmier, compagnon désormais de la femme et de l’oiseau. En 1968, il réalise des mosaïques à Vela Luka, en Yougoslavie. Au milieu des années 1970, ses expositions se succèdent à Milan, au Museu de Arte de São Paulo (1975), à Amsterdam, à Rome et à Jönköping, en Suède.

Le peintre de l’été et des oiseaux (1978-2010)

À partir de la fin des années 1970, sa peinture devient franchement figurative : grandes surfaces de couleur pure, jardins exotiques, nus féminins allongés, chats et oiseaux cernés de noir. Ce répertoire, décliné jusqu’à sa mort en peinture, en sculpture et surtout en estampe, fait de lui l’un des artistes de CoBrA les plus populaires auprès du public. Il séjourne à plusieurs reprises en Israël, où il travaille avec le Jaffa Atelier ; le musée d’art de Ramat Gan présente ses estampes en 2003. Corneille meurt à Auvers-sur-Oise le 5 septembre 2010. Ses œuvres sont conservées notamment au Centre Pompidou, au Stedelijk Museum, au Cobra Museum d’Amstelveen et au Rijksmuseum.

L’œuvre gravé de Corneille : techniques, éditeurs et catalogue raisonné

Initié à la taille-douce chez Hayter en 1953, Corneille a pratiqué l’eau-forte et l’aquatinte, mais c’est la lithographie en couleurs qui devient son médium d’élection, complétée à partir des années 1970 par la sérigraphie. Dès 1958, il illustre de quatre lithographies Elle, c’est-à-dire l’aube de Jean-Clarence Lambert (Éditions Falaize, Paris), aujourd’hui au MoMA. Parmi ses éditeurs figure la galerie Berggruen à Paris, qui publie en 1975 Au bord d’une plage noire (110 exemplaires). En 1976, il donne des planches au portfolio Pour Jorn, dont le Centre Pompidou conserve la lithographie Visage de la lune, visage de la terre (don de la Fondation Asger Jorn, 1978). L’ouvrage de référence est le catalogue de Patricia Donkersloot-Van den Berghe, Corneille. L’œuvre gravé 1948-1975 (édition bilingue néerlandais-français, Amsterdam, Meulenhoff, 1992), qui recense 463 estampes : lithographies, gravures et sérigraphies. Une notice « Donkersloot 441 » renvoie ainsi à la planche 441 de ce catalogue. Pour les estampes postérieures à 1975 – la grande majorité de celles qui circulent aujourd’hui – il n’existe pas de volume équivalent : la date, la justification, la signature et la documentation de l’éditeur sont alors les seuls repères.

Acheter une estampe originale de Corneille

Catalogue raisonné. Pour une feuille antérieure à 1976, demandez le numéro Donkersloot : il fixe la date, la technique et le tirage. Après 1975, exigez au minimum la date, l’éditeur et le nombre d’exemplaires.

Tirage et justification. Les éditions des années 1950-1970 sont souvent courtes (une lithographie de 1962 tirée à 80 au MoMA, 100 ou 110 exemplaires pour les feuilles éditées par Berggruen) ; à partir des années 1980, les tirages de 150 à 200, voire davantage, deviennent courants. Les épreuves d’artiste (EA) et hors commerce (HC) doivent rester en nombre limité. Voir le tirage.

Signature. Les épreuves d’édition sont signées, souvent datées, et numérotées au crayon dans la marge. Une signature reportée dans la planche ne remplace pas la signature manuscrite.

Papier et couleurs. Ses lithographies sont souvent tirées sur vélin d’Arches, à grandes marges : une feuille rognée perd de sa valeur. Les rouges et les jaunes vifs sont sensibles à la lumière : comparez avec une épreuve de référence et méfiez-vous des feuilles pâlies.

Pièges. Les affiches d’exposition, les reproductions offset, les impressions numériques (giclées) et les planches de livres vendues comme estampes signées sont nombreuses sur le marché. Une signature au crayon sur une reproduction n’en fait pas une estampe originale.

Provenance et encadrement. Une facture d’éditeur ou de galerie et un historique clair rassurent. Pour la conservation, préférez un encadrement de conservation et un verre anti-UV. Nos garanties sont détaillées sur la page authenticité.

La galerie sélectionne les estampes de Corneille aux côtés de celles des autres peintres de CoBrA : Karel Appel, Pierre Alechinsky, Jean-Michel Atlan et Bengt Lindström ; voir aussi Enrico Baj et l’ensemble de nos gravures et lithographies.

Sources et références

Patricia Donkersloot-Van den Berghe, Corneille. Het complete grafische werk / L’œuvre gravé 1948-1975, Amsterdam, Meulenhoff, 1992 · Peggy Guggenheim Collection – Corneille · Centre Pompidou – Visage de la lune, visage de la terre · MoMA – Elle, c’est-à-dire l’aube (1958) · Encyclopædia Universalis – Corneille · Galerie Applicat-Prazan – Corneille

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