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Maurice ESTEVE

(1904-2001)

Bebaros (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Bebaros, 1975

Lithographie LCD8440

1 800.00€

4
Chambrure (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Chambrure, 1973

Lithographie LCD8523

2 400.00€

Aladin (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Aladin, 1958

Lithographie LCD7636

2 800.00€

3
Java vrillée (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Java vrillée, 1977

Lithographie LCD6511

2 600.00€

12
Lunaire administratif (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Lunaire administratif, 1966

Lithographie LCD5693

1 600.00€

3
Bossaille (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Bossaille, 1974

Lithographie LCD5135

1 600.00€

3
Anubis (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Anubis, 1969

Lithographie LCD5195

2 000.00€

4
Rivanoir (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Rivanoir, 1969

Lithographie LCD4297

2 000.00€

3
Vendu
Grisande (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Grisande, 1966

Lithographie LCD7949

Vendu

2
Vendu
L'Envol (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

L'Envol, 1958

Lithographie LCD7941

Vendu

2
Vendu
Grand Pavois (Lithographie) - Maurice ESTEVE

ESTEVE Maurice

Grand Pavois, 1956

Lithographie LCD7908

Vendu

7
Maurice ESTEVE

Biographie

Maurice Estève – Biographie, lithographies et estampes originales

Maurice Estève (1904-2001) est l’un des grands coloristes de la peinture française d’après-guerre. Autodidacte, nourri de Fouquet, de Poussin et de Cézanne, il appartient à la génération des peintres de la nouvelle École de Paris – aux côtés de Jean Bazaine, Alfred Manessier ou Charles Lapicque – qui renouvelle la peinture non figurative après 1945. Ses toiles, construites par plans de couleurs pures imbriquées, aux titres énigmatiques souvent inventés, ont fait de lui un peintre à part, solitaire et exigeant. Estève fut aussi un remarquable lithographe : près de quatre-vingts lithographies, presque toutes imprimées chez Mourlot à Paris, prolongent sur le papier la richesse de sa palette.

La Galerie Le Coin des Arts à Paris présente des lithographies originales de Maurice Estève, signées à la main et numérotées, sélectionnées pour la qualité de leur impression, leur provenance et leur état de conservation.

Une enfance dans le Berry, une formation en autodidacte

Maurice Estève naît le 2 mai 1904 à Culan, dans le Cher, où il est élevé par ses grands-parents. En 1913, il rejoint ses parents à Paris et découvre le musée du Louvre : Chardin, Courbet, Delacroix et surtout La Bataille de San Romano de Paolo Uccello le marquent durablement. Revenu à Culan pendant la guerre, il commence à peindre dès 1915.

De retour à Paris en 1918, il est apprenti chez un typographe, puis dans un atelier de dessin de meubles modernes, et suit des cours du soir. En 1919, il découvre la peinture de Cézanne. En 1923, il passe une année à Barcelone, où il dirige un atelier de dessin de châles et de tissus : une première expérience de la couleur appliquée qui annonce son goût pour les accords francs. Rentré à Paris en 1924, il fréquente l’atelier libre de l’Académie Colarossi à Montparnasse, sans jamais suivre d’enseignement académique.

Les années 1930 : premières expositions et pavillons de 1937

Après une brève influence du surréalisme et de Giorgio De Chirico vers 1927, Estève présente sa première exposition personnelle en 1930, à la galerie Yvangot, remarquée par le critique Maurice Raynal. Entre 1930 et 1936, il réalise une dizaine de linogravures, pour l’essentiel en noir et blanc, destinées aux albums du groupe des Indélicats. Il expose au Salon des Surindépendants jusqu’en 1938 et, en 1937, à Stockholm, dans une exposition de peinture française réunissant notamment Matisse, Picasso, Juan Gris et Fernand Léger.

La même année, il collabore avec Robert Delaunay et Sonia Delaunay aux grandes décorations murales des pavillons de l’Air et des Chemins de fer de l’Exposition internationale de Paris : une expérience décisive du grand format et de la couleur pure.

L’Occupation et la Libération : une nouvelle génération

Sous l’Occupation, Estève expose au Salon d’Automne de 1941 à 1944 et appartient au groupe de jeunes peintres que la critique rattache aux « Jeunes peintres de tradition française », avec Jean Bazaine, Alfred Manessier, Charles Lapicque, Gustave Singier ou Jean Le Moal. En 1942, il signe un contrat d’exclusivité avec la Galerie Louis Carré, qui le défend jusqu’en 1949 ; en 1943, il participe à l’exposition « Douze peintres d’aujourd’hui » à la Galerie de France, aux côtés notamment de Jacques Villon.

Après une exposition à trois avec Bazaine et Lapicque chez Louis Carré en 1945, sa peinture gagne l’étranger : Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1946, Copenhague et Stockholm en 1947. La série des Métiers (1947) marque son passage à une peinture non figurative, faite de formes organiques emboîtées et de couleurs intenses.

La reconnaissance internationale (1950-1970)

Dans les années 1950, Estève expose au Salon de Mai, participe à la Biennale de Venise en 1954 et à la documenta II de Kassel en 1959. Le Danemark lui est particulièrement fidèle : le Statens Museum for Kunst de Copenhague lui consacre des expositions en 1956 et 1961. En 1957, il dessine les vitraux de l’église de Berlincourt, dans le Jura suisse. Sa première rétrospective s’ouvre en 1961 à la Kunsthalle de Bâle, avant Düsseldorf, Copenhague et Oslo.

Parallèlement à la peinture à l’huile, il pratique l’aquarelle, le fusain, le monotype (1963-1964), le papier collé – un catalogue raisonné de ses collages paraît en 1999 – et réalise des cartons de tapisserie. Il reçoit le Grand Prix national des Arts en 1970 et expose à partir de 1972 à la Galerie Claude Bernard.

Rétrospectives et musée Estève de Bourges

En 1981, une rétrospective « Estève de 1950 à 1980 » est présentée au musée Cantini de Marseille, au musée du Luxembourg à Paris puis à Metz. En 1986, une grande rétrospective est organisée au Grand Palais, et La Poste émet un timbre reproduisant son œuvre Skibet.

À la suite de la donation faite par Maurice et Monique Estève à la Ville de Bourges en 1985, le musée Estève ouvre en 1987 dans l’hôtel des Échevins, édifice gothique du XVe siècle ; d’autres donations suivent en 1989, 1997 et 2008, et le musée, rénové, a rouvert au printemps 2025. Installé définitivement à Culan en 1995, Maurice Estève y meurt en juin 2001, à 97 ans. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques, de la Tate à Londres au Museum of Modern Art de New York.

Les lithographies de Maurice Estève

Estève réalise sa première lithographie en 1949, pour La plaie ne se ferme pas du poète Jean Lescure. Il travaille ensuite presque exclusivement à l’imprimerie Mourlot, construisant chaque feuille couleur après couleur, avec la même rigueur que sur la toile. Ses lithographies, souvent de grand format, retrouvent les formes imbriquées, les rouges, les bleus profonds et les noirs veloutés de sa peinture.

Ses estampes ont été publiées par de grands éditeurs parisiens et suisses : Villand et Galanis (L’Envol, 1958), L’Œuvre Gravée à Zurich (Aladin, 1958), Alain Mazo (Lunaire administratif, 1966 ; Rivanoir, 1969), la Neue Galerie de Zurich (Anubis, 1969), la revue XXe Siècle (Bossaille, 1974), Berggruen (Bebaros, 1975) ou la Galerie Claude Bernard (Java vrillée, 1977). Les tirages sont généralement limités, de quelques dizaines à environ cent cinquante épreuves.

Le catalogue raisonné de l’œuvre gravé

L’œuvre imprimé de l’artiste est répertorié dans le catalogue raisonné de Monique Prudhomme-Estève et Hans Moestrup, Maurice Estève, l’œuvre gravé. Catalogue raisonné 1929-1986, introduction de Dora Vallier, publié à Copenhague en 1986. Les marchands y font référence sous la forme « Prudhomme-Estève/Moestrup n° » ou, plus simplement, « Prudhomme n° ». La peinture fait l’objet d’un catalogue raisonné distinct, établi par Monique Prudhomme-Estève et Robert Maillard (Ides et Calendes, Neuchâtel).

Acheter une estampe originale de Maurice Estève

Pour choisir une lithographie originale de Maurice Estève, vérifiez la technique et l’imprimeur (Mourlot pour l’essentiel), le tirage et la justification (numérotation au crayon ou épreuve d’artiste), la signature au crayon, la référence au catalogue raisonné Prudhomme-Estève/Moestrup, l’éditeur, la provenance et l’état de conservation. Les grands aplats de couleur d’Estève révèlent la moindre insolation, rousseur ou pliure : des marges intactes et des couleurs non passées sont essentielles.

Estampe originale ou reproduction ? Il existe de nombreuses lithographies « d’après » Estève, tirées de livres, de revues ou de catalogues, ainsi que des affiches d’exposition (Galerie Louis Carré, Galerie Claude Bernard, musée de Bourges). Ces images, non signées et non numérotées, ne sont pas des estampes originales. Une lithographie originale a été conçue par l’artiste pour l’impression, tirée à nombre limité sous son contrôle, signée au crayon et répertoriée au catalogue raisonné.

La Galerie Le Coin des Arts sélectionne les lithographies originales de Maurice Estève en veillant à leur authenticité, leur provenance et leur état de conservation, et conseille les collectionneurs pour leur encadrement et leur conservation. Découvrez également les estampes de Jean Bazaine, Alfred Manessier, Roger Bissière, André Lanskoy et Serge Poliakoff.

Sources et références

Musées de Bourges – Musée Estève · Monique Prudhomme-Estève et Hans Moestrup, Maurice Estève, l’œuvre gravé. Catalogue raisonné 1929-1986, Copenhague, 1986 · Maurice Estève – Wikipédia · Encyclopædia Universalis · Galerie Applicat-Prazan · Ceysson & Bénétière · Tate

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